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08 novembre 2014

Mon 1er tour du monde

Alors non, pas (encore) à vélo et bateau-stop comme je l'avais prévu, mais en gros avions pollueurs à grands coups d'émission de CO2... moins classe, et encore moins efficace que Phileas puisque j'ai mis 81 jours pour compléter la boucle Guayaquil > Amsterdam > Lyon > Londres > Kuala Lumpur > Darwin > Sydney > Auckland > Santiago > Quito > Guayaquil
(il faut admettre que les arrêts français et australien ont gelé les chronos ;)

Partie la fleur-au-fusil, tout s'est bien enchaîné en territoires aborigène et maori. J'ai commencé à déchanter quelques heures avant d'atterrir à Santiago. Profiter de mes 7 heures d'escale pour sortir de l'aéroport et voir un petit bout du centre-ville m'a quelque peu ravivé, mais le vol suivant (9 heures dans un A319... autrement dit le genre d'avion que l'on prend en général pour les vols européens ou Europe-Afrique-du-Nord voire Proche-Orient) m'a fait l'effet d'un sermon du Père Bolz: plus le temps passait, et moins on se rapprochait du but. Autant j'ai trouvé LAN impec pour la traversée du Pacifique, autant ils ont été vraiment borderline pour la remontée andine... on ne peut pas avoir Qantas ou la Buisness de KLM à tous les coups ;)

Plaza de la Ciudadanía, Santiago de Chile

Arrivée à Guayaquil vers minuit (malgré la libération tant espérée compromise et finalement retardée d'une demi-heure par une passerelle vicieuse qui n'obéissait pas au personnel au sol), il était trop tard pour prendre un bus. Le mieux était donc d'attendre le prochain vol pour Cuenca. Je me suis donc trouvé des sièges collés sans accoudoirs (le must de tout voyageur en transit n'ayant pas accès aux salons des classes affaires ;) et ai pu somnoler 2 heures en position allongée, dos droit, enroulée dans mes couvertures volées, devant la porte des vols domestiques... un vrai petit moment de bonheur :D ...qui s'est finalement vite terminé lorsque vers 3 heures, une famille d'au moins 15 personnes a élu domicile juste à côté de mon luxueux lit improvisé: un gamin s'assoit à 3 cm de mes pieds, je replis les jambes, son frangin se jette dans l'espace libéré, les cousins font du rodéo sur un chariot qui frôle ma tête toute les minutes... bref, j'ai du me redresser, reprendre un Ibuprofène, et prier pour que le comptoir ouvre bientôt histoire de pouvoir  enregistrer mon bagage en soute et attendre de l'autre côté, plus au calme (et avec le wifi) dans la salle d'embarquement.

Ma patience fut récompensée par un court vol matinal magnifique qui vaut peut-être les 7 heures d'attente à Guayaquil car se sentir très haut au dessus des nuages dans notre petit ATR 42 (un avion à hélice pouvant transporter une cinquantaine de passagers), puis voir ses derniers bloqués sur les contreforts andins et se retrouver à peine plus haut que les sommets de Cajas est une sensation vraiment puissante. De même que voir défiler les dizaines de lacs glaciaires qui parsèment le massif, le tout éclairé par la lumière rasante du soleil levant. Mais les vallées se sont peu à peu creusées et élargies, dévoilant les courageuses premières maisons et traces d'agriculture, et c'est soudain la ville entière de Cuenca qui apparaît sous nos yeux. Je repère la cathédrale et la piste de l'aéroport, et 10 minutes plus tard, couronnement du voyage: je retrouvai ma valise (même si le Mr-Check-In de Darwin avait lui-même émis ses doutes!) et arrivai à point pour les fêtes de Cuenca.






Bilan des courses: 47 heures porte-à-porte. Le Manille-Cuenca a donc été battu à plate couture !! Encore heureux que le projet Boka n'était pas en plein outback australien et que Diana ne vit pas dans la jungle amazonienne... ;)

02 avril 2012

Panamá

Après une dernière nuit chez Dani, Orlando m'a déposée au terminal de Tica Bus dans la matinée. Tica Bus, c'est le Greyhound de l'Amérique Centrale. Tica Bus... ou Picard, je ne sais pas trop, vue la température à l'intérieur du bus... Autant vous dire que mon duvet et mon Harry Potter m'ont cruellement manqué!!! Heureusement, un des chauffeurs, qui m'avait déjà prise sous son aile à San José (il m'a littéralement tenue par la main jusqu'à la boutique lorsque j'ai quitté le terminal 5 minutes pour m'acheter un bouquin, en me disant que c'était dangereux et qu'il fallait bien que je fasse attention... :) m'a gentiment prêté sa veste vers minuit, lorsque je claquais des dents tellement fort que la moitié du bus ne pouvait pas s'endormir...

Le voyage s'est déroulé sans encombre, et m'a fait connaître les joies des douanes en Amérique Centrale... C'est SUPER LENT!!! Habitués de l’espace Shengen, armez-vous de patience !! Car il faut :


* Remplir un formulaire et faire la queue pour sortir du Costa Rica (sans aucun soucis! – je m’inquiétais un peu vu que j’avais largement dépassé les 30 jours autorisés par le tampon – j’aurais pu avoir 3 yeux ou m'appeler Cerveza Imperial, le douanier n’aurait pas sourcillé…)

* Traverser une zone de non droit semblable à un souk tunisien le jour des soldes

* Payer un dollar, remplir un autre formulaire, et faire la queue pour avoir le droit de rentrer au Panama

* Récupérer son sac de soute et aller s’enfermer dans une salle avec tous ses potes de car pendant qu’un douanier fait l’appel comme à l’école puis viens tâter chaque sac

* Remontrer son passeport au chauffeur

ça fait toujours plaisir de voir à quel point la valeur de mon sac est appréciée!!

Panama City

Je n'ai malheureusement pas grand-chose à dire sur le pays vu qu’on a fait la route de nuit, et que je n'ai pas eu l'occasion d'explorer les alentours, mais, après avoir été coincée quelques jours dans la capitale, me voici en mesure d'écrire quelques mots sur Panama City.


C'est une ville de contrastes. D'un côté, il y a Casco Viejo, la vieille ville, de style colonial, inscrite à l'Unesco, qui abrite nombre de bâtiments officiels, et de l'autre, la ville moderne, une véritable Miami. Tout se construit à une vitesse qui rendrait jaloux le plus malhonnête des promoteurs, les Porsche Cayenne se frottent à de vraies poubelles, et le prix des vêtements laisse penser que quelques containers 'made in China' sont détournés chaque jour au canal... 

En fait, le pays est en plein boom depuis que le canal est devenu panaméen en 2000, et il semblerait qu'une partie de l'argent dégagé soit vraiment destiné à favoriser le pays et sa population: construction d'un métro, implantation d'un réseau officiel de bus (jusqu'à présent, et cela pour encore quelques mois, n'importe qui peut acheter un bus et désservir la ville, peu importe l'état du véhicule :S), aides financières pour les étudiants et les retraités, etc. Bref. Ici, on ne connaît pas la crise, et les perspectives économiques prometteuses (vantées par le président qui dirige le pays comme une entreprise) attirent de nombreux étrangers. En plus, comme l'a fait remarquer mon hôte Diego, la ville est sûre car les criminels sont bien trop occupés à trafiquer du côté de la zone franche de Colón pour s'intéresser à de simples voyageurs comme nous :) 

Casco Viejo

Vue d'Amador

Vue de la cathédrale de Panama Viejo


Panama Viejo, en quelques mots, ce sont les ruines de la toute première ville construite sur la côte pacifique en 1519, encore plus ancienne que Casco Viejo donc, et mise à sac par Henry Morgan en 1671 (il faut dire que tout l'or de l'Amérique du Sud transitait par là...)


Le Canal
Résumé en quelques chiffres:

8 heures pour le traverser
* 2 voies
* 3 écluses
env. 200 000 $ par bateau (selon la taille, la quantité et le type de marchandise, etc.)
* env. 35 bateaux par jour
MATIN Pacifique >> Atlantique & APREM Atlantique >> Pacifique
* en travaux d'agrandissement !!

Redescente vers le Pacifique 1 - bassin rempli

Redescente vers le Pacifique 2 - bassin (presque) vidé

Titanic, 100 ans plus tard, version cargo, et sans Rose...

Cette photo vaut de l'or: d'abord parce que j'y suis irrésistible évidemment, avec ma tenue de parfaite touriste, mais aussi parce que je suis ici à un étage interdit au public!! J'ai en effet sympatisé avec le vigile qui m'a ouvert quelques portes... ;)

Prochaine étape: Quito !! 
Le but de mon voyage étant l'Amérique du Sud, il est temps que je m'y rende après déjà 5 mois de vadrouille !! 

29 mars 2012

Suite photos Road Trip de Fin

Cerro Chato

Tarzan swing, Rio Fortuna


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Assaut de palmier (playa Carrillo)







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Cala Luna, Tamarindo



Oups... un peu trop haut ;)


Petit effet "Les envies prennent vie du côté de chez vous"



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Playa Carrillo





>>> BONUS <<<

27 mars 2012

Road Trip de Fin

Plein de choses se sont passées depuis Monteverde!! Alors malgré l'heure tardive et ma vie de nomade qui recommence, et avant d'être embarquée dans de nouvelles aventures, voici un (tout) petit résumé de cette dernière semaine... Je m'excuse d'avance pour les fautes et le manque de rédaction!!





Après un week-end paradisiaque à Samara où j'ai retrouvé Lotta, et deux jours à San José à organiser la suite de mon voyage (et profiter d'être dans une vraie ville pour pouvoir faire ma procuration à l'ambassade et une déclaration de vol pour ma carte d'identité, ce qui deviendra une habitude, vous le verrez par la suite...), direction l'aéroport pour retrouver 3 CSers, et ¡vamos! pour un petit road-trip de 5 jours à travers le Costa Rica!!


L'équipe

Raj (vous vous rappelez?? mon compagnon du Nouvel An!!),
son collègue Garrett,
et Carina, une CSeuse recrutée par Raj en stage à Heredia...

Eaux thermales, Rio Celeste


Tout a commencé à La Fortuna, avec une classique soirée dans la rivière chaude de Tabacon, et un réveil matinal pour se baigner à Cerro Chato. Luis nous a une nouvelle fois hébergés sans soucis, et m'a rappelé que j'avais maintenant un ami, une maison, et un même boulot à La Fortuna, et que je pouvais donc revenir quand je voulais (mon plan B si jamais Boka ne veut pas de moi :D)


Rio Celeste

Puis direction le volcan Tenorio et son fameux Rio Celeste... Pourquoi celeste ? Tout simplement pour ça:


De la magie!! (ou peut-être une réaction entre le soufre et le carbonate de calcium...)
Bref, c'est très beau!! ;)

Puis, après une nuit improvisée dans un camping avec cabines et piscine (=> bain de minuit bien sûr ;) trouvé et négocié par le serveur du restau où on a dîné (ça paraît compliqué comme ça, mais la chose à retenir, c'est que l'on ne s'est pas levés de table pour trouver notre hôtel... du vrai travail de pro!!) à Upala et un petit-déjeuner à Liberia, direction...

Tamarindo

Maintenant, je peux rajouter sur ma check-list:

"Surfer sans combi dans une eau à 25°C" ---- CHECKED !!! :D


... où, grâce aux talents de négociateur de Garrett, nous avons passé la nuit dans un véritable palace :

une maison prévue pour 8 personnes ( => presque une salle de bain chacun :)

... et piscine privée bien sûr !!

4x4

Nous avons ensuite poursuivi l'aventure en suivant la côte par la route que tout le monde déconseille parce que "c'est tendu du string sans expérience et sans 4x4" (interprétation française du guide allemand de Carina)

On avait le SUV, et à défaut d'expérience, nous nous sommes munis de tout le nécessaire à barbuc à Samara... 

Congos (entre Tamarindo et Samara)

Traversée de rivière

Manzanillo: les garçons travaillent, les filles regardent... Si le paradis existe, il est sûrement tout près!!

Coucher de soleil et barbecue à Manzanilo

Malpais

Et après une nuit au paradis (dans une chambre trouvée par bouche à oreille), direction Malpais, pour un petit-déjeuner sur la plage... Mais à partir de là, petit changement dans nos plans (découvrir la côte Caraïbe) puisqu'à notre retour, la voiture était vidée... Adieu, sacs!! Nos richesses se sont donc réduites aux vêtements que nous portions et les restes du petit déjeuner (une moitié de tomate, 4 tranches de pain et un paquet de biscuits à moitié vide...)

Personnellement, j'ai eu de la chance dans mon malheur, puisque Carina, allemande et donc prudente de nature (^^), m'avait fait prendre tous les trucs importants (passeport, porte-feuille, appareil-photo, téléphone, etc.) Je me suis donc retrouvée simplement sans sacs et sans vêtements. Rien de valeur donc, mais des choses bien utiles, comme par exemple un sac (on se retrouve un peu bête lorsqu'il faut trimbaler le peu qu'on possède dans nos mains ^^), mon maillot, mes T-Shirt, sous-vêtements, chaussures (TOUTES!! même les neuves d'il y a 3 jours...), duvet, lampe de poche, livre, médocs, etc.

Après un regard étonné sur notre coffre vide, j'ai très vite rigolé en imaginant la tête des voleurs lorsqu'il évalueront leur prise: que vont-ils bien pouvoir faire de mes Dim Pockets ?!?! Et, entre nous soit dit, ça va leur faire bizarre lorsqu'ils ouvriront la poche des chaussures et du linge sale...

Dans l'absolu, cela n'aurait pas posé de problème si Garrett (ou Mr Puedespieds, puisque TOUTES ses chaussures ont été épargnées :D) n'y avait pas laissé son passeport... Du coup, nous avons pris la décision de rentrer sur San José le lendemain afin de prendre d'assaut l'ambassade du Canada et Wal Mart.

Après avoir fait toute les déclarations nécessaires (pas facile de trouver les mecs chargés des dépositions un dimanche midi!!), acheté 4 brosses à dents, et même retrouvé tout à fait par hasard deux canadiens rencontrés pendant mes deux premières semaines de cours à Monteverde, nous avons pris le ferry pour quitter la péninsule de Nicoya...

Montezuma

Traversée Paquera - Puntarenas

Et aujourd'hui, après une journée shopping entre Wal Mart, le Mall International et l'ambassade, les résultats sont là: Garrett va pouvoir prendre son vol pour le Grand Nord d'ici quelques heures (il travaille avec Raj sur un projet dans le nord de l'Alberta, au Canada, et je suis prête à brader ma paire de tongs rescapée pour voir la tête du chauffeur de taxi à Calgary lorsqu'il le verra débarquer en short et débardeur, ses 3 paires de chaussures sous le bras :D), et j'ai racheté l'essentiel...

Et c'est avec ce super roadtrip (pour ne pas vous laisser de mauvais souvenir de Malpais, écouter cette chanson, je l'adore, et elle est inspirée de cet endroit du bout du monde) que je concluerai (si tout se passe bien avec l'immigration) ma page costaricaine!! Je suis en effet fin prête pour me rendre à Panama, que je devrais seulement traverser quelques jours, avec un sac neuf et considérablement allégé (^^), mais toujours très motivée :)

D'autres photos à suivre d'ici quelques jours!!

29 février 2012

Volontariat et blablabla

Mes cours d'espagnol se sont terminés il y a plus d'une semaine, alors qu'est-ce que je fais encore à Monteverde? Il faut dire que je m'y plais beaucoup! J'y mène une vie calme et rangée, avec mes petites habitudes maintenant que je travaille à la réserve...

La "réserve", c'est la réserve de Santa Elena (qui est maintenant visible sur Google Maps grâce moi ^^ Je me suis en effet amusée avec Google Map Maker, le Costa Rica étant le premier pays que je traverse dans lequel l'application peut être utilisée!!), un parc naturel situé environ 5 km au dessus de la ville de Santa Elena. Le parc est situé évidemment dans la forêt de nuage, omniprésente ici. 

Forêt de nuage car quasi constamment dans une nappe de brouillard à cause du relief et de la proximité de l'océan. Donc pour ceux qui me connaissent bien et se demandent si je supporte bien la chaleur, la réponse est oui, je supporte même très bien ma polaire!! 

Arenal et Cerro Chato entre nuages et forêt, vus de la tour, dans la réserve
Il ne faut pas oublier qu'on est à plus de 1 000 mètres d'altitude et que cette région est extrêmement ventée (beaucoup de touristes ont même des difficultés à dormir à cause du bruit!) Mais même s'il pleut très régulièrement (un crachin très fin souvent) et vente constamment, le temps est aussi très changeant. Il peut donc faire 'grand beau' puis 'tout gris' en 10 minutes. 

Résultat: bien que je vive ici depuis plus d'un mois, impossible d'arriver à prévoir le temps qu'il fera!! Je pars donc le matin en pull-pantalon, mais garde toujours un short et un T-Shirt dans mon sac au cas-où... Par contre, pas la peine de prendre un K-Way si l'on va en forêt. En cas de pluie, l'humidité est telle que pas un seul coin de culotte ne restera sec, et même l'intérieur du sac-à-dos sera trempé: j'ai transformé 2 livres en pâte à papier comme ça... Et je dis bien "humidité" car la forêt est tellement dense que l'on ne ressent pas directement la pluie, ni le vent. Mais la sensation de marcher dans un hamman glacé, le bruit de succion des chaussures s'extrayant des 10 centimètres de boue qui recouvrent le sentier, et les craquements des troncs nous rappellent la présence des deux éléments :)

Mais regardez la chance que j'ai!! Il n'y en a plus beaucoup, des forêts comme ça!!

Et qui dit parc dit animaux... Je n'ai toujours pas eu la chance d'apercevoir les fameux quetzals (il faudrait que je fasse comme tous les touristes: me balader à 10 cm/h, un télescope sous le bras, à scruter les arbres en chuchotant avec le guide tout en feuilleutant un livre de 320 pages avec les noms d'animaux en latin... pas fou!) 

Mais j'ai eu droit à la tarantule qui traverse le chemin juste devant moi (J'ai même pas crié! Trop forte, moi!!), au coati qui me regarde peindre en réclamant son bichoco, au paresseux qui ne sait même pas que je l'ai vu, au serpent calé depuis 10 jours au même endroit (une branche au dessus du parking à l'entrée, à croire qu'il attend un visiteur particulier pour lui tomber dessus)... et à une armée de vikings!!

Il y a en effet 6 autres volontaires qui travaillent avec moi... Ils sont (très) grands (mais attention à l'effet de contraste: les ticos* sont des nains...), blonds et parlent très bizarement... bref, vous l'aurez deviné, des suédois!!

Mais que peut-on bien faire dans une réserve avec des suédois (à part apprendre à dire trouduc en viking) ? Pour être sincère, on ne se tue pas au travail... "On est au Costa Rica tout de même!!" 

Sous les ordres de Gabriel et Jairo, qui nous laissent ramasser les feuilles et peindre des panneaux qui n'en ont pas besoin, mais gardent les trucs marrants comme jouer à la machette pour eux, on travaille essentiellement sur les sentiers. Mais ils nous arrivent aussi de donner un coup de main au lycée (c'est le lycée de Santa Elena qui s'occupe de la gestion de la réserve) pour... faire des sentiers!! :) 

Mais aujourd'hui, j'ai réussi à piquer la machette. Mon record: tailler un pieu sans me couper le pouce en 2'15''... pas mal non?? Bon... comme je me sens à moitié l'âme d'un reporter, je me dois de transcrire toute la vérité: Anton le fait en 40 secondes... mais je ne désespère pas de me vikinguiser un peu plus chaque jour ^^

Le lycée, c'est un lycée technique agricole... Ils ont des vaches, des cochons et même un étang pour pousser Jairo dedans quand il est méchant!! Et aujourd'hui, alors que l'on était occupés à travailler très dur à regarder les vaches brouter (si si, c'était passionant...), le monsieur-des-vaches m'a fait signe de rentrer dans l'étable. Les vikings, courageux, m'ont suivie, quelques mètres en retrait. C'était le moment de la traite (mécanique), mais on a tous pu essayer de traire à la main une pauvre vache sans défense... Et avant de repartir, mon nouveau pote, très sympa, nous a fait goûter du fromage. C'était pas de la tome bien sûr, mais pour un fromage fait en un jour, je l'ai trouvé plutôt bon!




Côté logement, j'ai loué pour un mois une chambre à Santa Elena dans une pension tenue par des gens adorables qui s'occupent super bien de moi. Le bâtiment se trouve sur au sommet d'une colline, et ma chambre au 2ème étage, face au Pacifique (si près vu de ma fenêtre, et pourtant si loin en consultant les horaires de bus... ^^), ce qui en fait la pièce la plus ventée du coin. La nourriture est délicieuse (mais j'ai découvert le secret de Marianna: elle a été chef pendant plus de 30 ans dans 3 des meilleurs hôtels de la ville...), et un critère tout à fait objectif pour le confirmer est qu'il m'est tout simplement impossible de me lasser du riz, des haricots et des tortillas, au menu 3 fois par jour en moyenne!!! 

"Juste pour info", ils sont sur le point d'agrandir la capacité d'accueil pour ouvrir un bed & breakfast qui s'appelera le Montecito. Si vous y passez, demandez du pain fait maison, c'est une tuerie... 

Je ne suis évidemment pas la seule pensionnaire (on doit être 7 ou 8 en tout, les autres étant tous des ticos du coin, souvent des profs vu que le lycée est à deux minutes) mais bien la seule étrangère, et donc en immersion complète ;) Tout le monde fait l'effort de me parler, avec patience, en me corrigeant, et s'échanger ainsi les anecdotes de la journée vaut tous les cours particuliers du monde!! Bref, je m'y plais beaucoup, et finalement, beaucoup plus que dans mon ancienne famille d'accueil qui n'était pas très impliquée. Et, cerise sur le gâteau, j'ai du réseau dans ma chambre quand y a du vent... ;)

Et comme je le disais, mes petites habitudes: après un excellent petit-déjeuner qui me met toujours d'excellente humeur, je retrouve mes Suédois à 7h30 pour prendre le bus (un vieux van condamné à faire 5 aller-retour par jour entre le bourg et la réserve) et monter à la réserve. En général, on met un peu de temps à se mettre vraiment au travail, mais à midi pile, tout le monde se retrouve au micro-onde pour faire chauffer son riz. Après une pause lecture-café, re-boulot, jusqu'à 15h45, puisqu'à partir de 16 heures, le van peut arriver à tout moment. 

Mais je préfère rentrer à pied, en écoutant de la musique, ou parfois ces oiseaux assourdissants que je ne peux jamais voir, profitant du grand air et de la forêt, regardant ces arbres immenses et gorgés de vie, et saluant toutes les personnes que je croisent parce que ici, tout le monde se dit 'Pura Vida!' en souriant... En fait, les gens sont si heureux et prêts à rendre service que même sans lever le pouce, on me propose de me redescendre presque chaque jour (pourquoi payer un bus, je vous le demande...) Mais je m'accroche à mon heure de marche, car elle m'ouvre l'appétit pour le goûter, que j'apprécie souvent en compagnie d'Adolfo et de Doña Mariana. Aaah, et attention de ne pas oublier: le mercredi, c'est foot avec les travailleurs de la réserve!! ^^ 

Bref, une petite vie tranquille qui devrait continuer comme ça encore 3 semaines!


* tico, tica = costaricain(e) en référence au suffice -tico souvent préféré à -ito par les costaricains

21 février 2012

Vrac de Monteverde


Arc-en-ciel

Il bruine souvent à Monteverde... Pour ceux qui veulent prendre de l'avance, explication ici

Couchers de soleil



Canyoning, Superman et Méga Tarzan

J'y ai laissé ma cheville...
... mais c'était quand même chouette!!
Boire un café dans un vieux van cahotant sur les pistes costariciennes sans le renverser ou asperger son voisin... CHECKED!!

Pas de photos de Super Tarzan et Mégaman (^^) mais une rapide description suffira à faire baver Gougounette: 

- Pour le Superman, on est attaché par le dos sur un câble de plus de 700 mètres de long et à près de 100 mètres de hauteur... 
Résultat: l'impression unique et inoubliable de voler au dessus de la forêt... 

- Et pour le saut de Tarzan, on saute d'un ponton au dessus de la forêt puis tombe d'au moins 5 mètres avant d'être rattrapé par la corde et de partir en pendule... ENORMISSIME!!!!!


Ferme (de café)

Avant d'arriver ici, je ne connaissais du Costa Rica que le café et les bananes... C'est pas faux du tout, mais c'est très incomplet. 


Il y a aussi:
- des oranges méga acides qui font penser au citron
- des citrons très doux qui se mangent comme des oranges
- et pas de citron jaune!! (les citrons de la téquila, ils ont la peau verte et la chair orange... A méditer!)


Réserve de Monteverde




Ligne de partage des eaux entre le Pacifique et l'Atlantique
Vers l'Atlantique... Cette photo résume tout à fait MonteVERDE

Et côté Pacifique!

Animaux nouveaux
(les 2 premières photos ne sont pas de moi, mais j'ai vu les protagonistes d'aussi près et régulièrement jusqu'à présent)

Le trop miiiiiiiiiiiiiiiiignon colibrí


Un coati

La fameuse mini-grenouille rouge...  mais vénéneuse !!
Le chocuaco, dont le cri pourrait être perçu comme un dialogue entre un canard enroué et une grenouille torturée

Là, il faut voir un paresseux, mais ils ont tellement vilains qu'il vaut mieux les voir de loin !

Bon et puis je dois admettre qu'il y a aussi des araignées et des serpents, mais comme je ne les aime pas, qu'ils sont moches et que je suis en thérapie pour essayer d'oublier, pas de photos.

NDLA: c'est évidemment pour des raisons tout à fait différentes qu'il n'y a pas de photo de moi entrain de faire Superwoman ou Méga Jane...


Cours d'espagnol

Il faut bien légitimer tout ça!! ^^