Je profite de quatre heures d'escale à Lisbonne pour faire part des dernières nouvelles en vrac.
Mes cours ("en présentiel" depuis septembre 2021 !) à Jacob sont (déjà) finis (ACAH validé, résultats des examens de FLE le mois prochain).
Place au(x) stage(s) et au(x) mémoire(s) désormais !
En intro, voici une petite vidéo des campus de l'Université Savoie Mont Blanc (USMB). Elle a pour but d'illustrer le fait qu'étudier à Chambé le temps d'une pandémie fut un bon plan...
Ce dernier semestre, malgré un contexte Covid & Variants toujours bien présent, a vu ma vie sociale reprendre à la vitesse d'Enguerran mangeant une assiette de pâtes : des sorties aux bars du Carré Curial et des vins chauds au marché de Noël (avec la bande des Kakeux presqu'au complet - des potes de prépa, que je n'avais pas vus depuis 2008 pour certains !) ont égayé un automne et un début d'hiver plutôt studieux.
Diana a profité de ses vacances annuelles pour aller voir sa famille, et je me suis mise au défi de ne pas manger de pâtes pendant ses trois semaines d'absence. Ça a marché : un soir, j'ai même fait une soupe aux noisettes !
Mon dernier chef-d’œuvre culinaire
Une partie des Poma Diaz, Vilcabamba, octobre 2021
Ma nièce, la belle Anna, m'a fait l'honneur de naître en octobre elle-aussi. Même la Mégane n'en revenait pas, elle nous l'a dit à un feu rouge au cœur de Lyon.
Et hop, une 20e nièce pour Diana ! (calcul approximatif)
J'ai aussi profité de mes trois semaines de célibat et de l'interruption pédagogique (jargon de profs de fac pour vacances) de la Toussaint pour une visite aux Pays-Bas. J'ai reçu la confirmation de mon poste de lectrice à la fac de Recife alors que j'attendais Chris et Omar à la gare centrale de Rotterdam. Autant vous dire que la tournée des bars a été joyeuse ce soir-là.
C'est pour cela que ces derniers mois ont surtout été dédiés à une préparation (administrative) poussée pour notre départ au Pays de la Samba.
Notre mission (on l'a acceptée) : obtenir deux visas en deux mois.
Les obstacles : Omicron, les apostilles et les vacances de Noël (très respectées des ambassades).
Notre atout : un dossier de naturalisation bien ficelé qui a fait de nous des bêtes d'administration et des archivistes hors-pairs (Diana a réuni tous ses documents avant moi !)
Cette petite aventure nous a menées jusqu'au Consulat Général du Brésil à Paris, l'occasion d'une bonne balade pour faire la tournée des popotes. Marie-Norah-Sabri, Cédric-Mikael-Ahmed, Natalia-Abou-et-les-copines-chinoises-de-Natalia-et-Diana, Laurence, on vous embrasse !
Nous en avons profité pour aller voir Sebastian Marx au théâtre Le Métropole et nous sommes rentrées par le Paris-Milan de Trenitalia. On recommande tout (Sebastian Marx, le verre de vin pendant le spectacle et même le train) chaudement !
Prêtes à déposer nos passeports au consulat !
Arc de Triomphe, janvier 2022.
En attendant de vous raconter comment se passe notre installation à Recife et mon nouveau boulot, on vous embrasse bien fort !
Je ne vous cacherai pas que j'ai commencé à écrire cet article il y a presque 3 mois... mais comme actuellement, je travaille du temps de l'internet de l'époque, et que mes dernières vacances sont passées à une vitesse supersonique... je compte donc sur votre indulgence et un bon "mieux vaut tard que jamais".
Bonne année à tous !
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Rester coincée de nombreuses heures dans un salon d’aéroport avec "de la co" (le français moderne pour "une bonne connexion internet") peut comporter des risques… la dernière fois que ça m’est arrivé, j’ai planifié cette escapade au Népal…
Ce voyage a été une grande première pour moi: afin de jouer la sécurité (tant au niveau des dates que de l’encadrement sportif) et pour tenter l’expérience, je suis passée par une agence… et française de surcroît !
Je suis donc partie avec des aprioris énormes: le groupe des gros franchouillards qui veulent du Reblochon au room service, ambiance "les pros du club alpin" (genre "On revient du Kili, et toi, t’as fait quoi?"), habillés en Millet et crachant sur Décat’, se plaignant de tout, avec pour couronner l’ensemble les consignes du guide à suivre, le RDV à 18h, "suivez le parapluie", etc.
Bref. J’étais excitée d’enfin mettre les pieds en Himalaya mais redoutais le côté voyage organisé, qui n’est pas vraiment (du tout?) mon style. Mais bon. Je me suis dit: ça sera confortable, je n’aurai rien à faire, je suis tranquille au niveau des dates et de l’encadrement, et ne jugeons pas avant d’en avoir fait l’expérience. Allons-y, nous verrons bien ! Au pire, je ferai du repérage pour un futur circuit, et lirai beaucoup. C’est bien aussi de prendre le temps de lire, non ?!?
Et ben j’ai eu faux sur toute la ligne. Car le premier souvenir qui me vient à l’esprit lorsque je repense au Mera Peak, c’est l’ambiance camp scout et les discussions sans fin sur tout et rien. En d’autres termes, mes redoutés mais très appréciés compagnons de voyage.
Le sommet, l’effort, le froid au pied, la quantité astronomique de thé ingurgit(h)ée (haha), les pâtes et les patates, les douches aux lingettes, le Kem’s et le Panda Roux, la pollution de Katmandou, nos déboires avec le guide, les bières Everest… viennent dans les secondes qui suivent. Étonnant, non ?
Un voyage se mesure mieux en amis qu’en miles
- Tim Cahill -
La Dream Team
Rapides présentations avant de poursuivre [classement par âge, pour garantir mon objectivité journalistique inébranlable]
- Notre doyen, dit Lolo le PDG. Un vrai breton modèle Patrick (fan de foot, supra cultivé et qui fourmille d’idées) qui a vécu à Grenoble et passe beaucoup de son temps libre dans les Alpes. Il embauche ses blablacaristes (juste les intelligents, ceux qui ont fait hypokhâgne, à bon entendeur…) sans regarder leur CV et danse sur la table du stand français des grands salons d’entrepreneurs à Singapour.
- David la Machine, quant à lui, gère tout simplement la sécurité du siège de l’ONU à Genève. Ex-commando, plongeur ou nageur de combat (je n’ai pas tout retenu), il protège des gens bien qui veulent la paix dans le monde mais qui le disent trop fort au point qu’on veuille leur tirer dessus. Il a une façon belle et simple d’expliquer son métier, et une générosité sans borne: il a donné une belle paire de chaussures Millet en super état à son porteur, juste parce que son sac pesait 2 ou 3 kilos de plus que les nôtres (David est toujours très bien équipé).
- Benoît le Montagnard. Toulousain avé l’accent, mécanicien chez Airbus, vous auriez dû voir sa tête lorqu’on attendait à l’aéroport domestique de Katmandou, et qu’il aperçut son hélico pour Lukla. Son terrain de jeu, ce sont les Pyrénées, il les a même traversées tout seul, à la boussole, en 38 jours, sans se laver. Petite ou grosse rando, malade ou pas malade, Vaporub ou pas Vaporub, il est toujours en chaussure alpine, et monte à une bonne cadence ultra régulière. Ça donne le ton.
- Leila (ou Laila? je n’ai jamais vraiment su…) la Montagnarde, travaille aussi pour Airbus à Toulouse. Elle a découvert le Ladakh avec Benoît l’année dernière, donc les bivouacs sous tente et l’altitude, elle connaît. Lorsqu’elle hausse le ton, son accent toulousain peut laisser transparaître une teinte marocaine. Berbère nous corrigea-t-elle. Elle a essayé de parler arabe aux iraniens, sans grand succès, mais a instauré des sessions yogas après le thé de l'aprem avec brio.
- Loïc le Bandolais. Franco-brésilien adepte du CrossFit (à haut niveau), il respire la joie de vivre en toutes circonstances. Sa carrure et ses t-shirts intimidants (Super Finisher de la Spartan Race) ne vont pas forcément de pair avec sa profession, la plus belle au monde selon Maman :
Lorsqu’il parle de la mer et du tiramisu, ses yeux brillent et sa voix se fait encore plus apaisante qu’elle ne l’est déjà. Les arts martiaux, les films de guerre, la pêche au harpon, la cuisine, le Japon, etc. n’ont pas de secret pour lui. Mais faire de la rando, ça, c’était une première. Il a pourtant préparé ce voyage avec sérieux: Michel de Terre d’Av est maintenant dans ses contacts favoris, et il a regardé L’Ascension quelques jours avant de partir.
- Julien le Volleyeur. Lui aussi franco-brésilien, ami d’enfance de Loïc, maintenant développeur à Paris (je crois que Lolo essaie toujours de le recruter). Calme, posé, réfléchi… Il a étudié le fonctionnement des chaufferettes avec beaucoup de rationalisme pour être sûr d’être au point au moment venu. Tout comme Loïc, sa première fois en montagne, c’était au Mera Peak, rien que ça. Et lorsque Juju représentera la France au prochain championnat du monde, je tiens à dire que c’est moi qui lui ai appris à soigner sa première ampoule…
Les Grands Moments
Alors je pourrais bien entendu vous parler du pays, de l’histoire des newars, de l’évolution du commerce transhimalayen au cours des derniers siècles, des paysages époustouflants révélés à chaque passage de col d’altitude, de ses vallées encaissées recouvertes de rhododendrons, de la capacité physique exceptionnelle des porteurs… mais je crois que des livres et des reportages l’ont déjà fait un nombre incalculable de fois, et bien mieux que moi.
Et ces grands moments qu’aucun appareil photo ne saurait capturer sont assez durs à raconter...
Avec Loïc et Julien qui n’avaient jamais fait de montagne, certaines situations relevaient du sketch. Benoît disait revivre le film L’Ascension rien qu’en les voyant. Les 2 se sont bien rattrapés en nous mettant minables au Kem’s. Chacun son truc.
" La doudoune, on la met dessous ou dessus la Gore Tex ? Mais ça va jamais rentrer ! "
" Et les grosses chaussures, ça sera à partir de quand ? "
" Hé Loïc, le L sur la chaussette, ça veut dire left, c’est peut-être pour ça que tu as des ampoules. "
" Et il vous a dit de prendre combien de slips du coup Michel ? "
" - On a dormi avec les chaufferettes, c’était trop cool.
- Mais il faisait 10 degrés cette nuit. Vous avez eu froid ?!?
- Non non, on voulait juste s’entraîner à les utiliser… "
" C’est bizarre, mon duvet est trop petit… "
" Mince, j’ai oublié mes lunettes ! "
" C’est un yak ça ? On lui donne un Kréma ? "
" Dites les mecs, et si on faisait un tour d’hélico à la fin ? Pour voir l’Everest ? "
Quelques images pour mieux donner forme à tout ça ? Alors mettez un masque (l’air à Katmandou est loin d’être aussi pur qu’au sommet du Mera Peak), armez-vous de patience et de compréhension (nous restons des touristes plein de fric, ce qui implique que tout se paie cher pour nous: eau potable, eau chaude, thé, internet, douche, etc.), oubliez le côté aventure au bout du monde car le temps des explorations et des fausses cartes est bien révolu (même si le trek du Mera Peak reste bien moins connu que le tour des Annapurnas, le sentier est une autoroute parcourue chaque jour par plusieurs groupes, une centaine d’ânes et autant de porteurs, locaux et travailleurs saisonniers) et cliquez
Mais avant, encore merci à mes sponsors : Maman, Papa, Dodo, Maminette, Diana et Laurent qui m’ont fourni en matériel, mais aussi Rémi qui m’a accueillie et fait découvrir Doha lors d’une escale de plus de 9 heures au retour.
Vous êtes les meilleurs, et sans vous ce voyage aurait été clairement différent: plus cher (au risque de paraître intéressée) et beaucoup moins fun… car comparer la pauvre doudoune 1er prix Quechua de Diana (la mienne est restée pendue dans les toilettes de l’aéroport de Lisbonne), à la magnifique doudoune technique de David, et que les 2 fassent le sommet ensemble, c’est canon… et faire le sommet avec ‘les crampons de ma grand-mère’, ça en jette… et refaire le monde en fumant une chicha à 3 heures du mat’ dans le souk de Doha, ça n’a juste pas de prix...
Retour chronologique sur les 27-28-29 janvier 2015
Ma rotation à Darwin prend fin, un petit mois de vacances m'attend, et mon retour vers l'Europe commence... par un vol de 5 heures dans la direction opposée !
Aéroport de Melbourne. Retard annoncé de 3 heures. Nouvelles correspondances réservées. Tickets repas distribués. Retard prolongé. C'est finalement au bout de 10 heures d'attente que notre avion décolle enfin.
Nous arrivons sans encombre à Dubaï (mais après une escale à Kuala Lumpur, car c'est beaucoup moins drôle lorsque les vols sont directs ;) où une chambre d'hôtel (donc une douche!) nous attendait pour notre escale improvisée de 7 heures.
Mais une fois sortis de l'aéroport, avec seulement 4 ou 5 heures pour se reposer, autant ne pas dormir et en profiter pour visiter un peu, n'est-ce pas ? Ni une ni deux, nous (le club des français en perdition) voilà partis pour un city-tour en mini-bus de 2 heures, qui me confirma que Dubaï est une vitrine de luxe grandeur nature où seuls les architectes et urbanistes mégalos avec 1 gramme dans chaque bras - et qui ne connaissent pas les mots appartenant au champ lexical de piéton - ont droit à un visa de travail...
Je n'ai pas pris de photos du palmier (beaucoup trop grand, il m'aurait fallu un drone) ni des voies rapides (j'ai bien conscience qu'une photo d'autoroute, même dubaïote, semble avoir un intérêt limité... mais en est-il de même lorsqu'il s'agit de 2 x 10 voies flanquées d'immeubles - pour la plupart des hôtels 5 étoiles - tous aussi improbables les uns que les autres, et empruntées majoritairement par des véhicules dont la valeur doit être d'au moins 5 fois mon salaire annuel...?? ;) mais en voici quelques unes pour justifier le tampon U.A.E. de mon passeport...
Burj al-Arab
Notre guide nous a confié que la suite du dernier étage pouvait atteindre 35.000 $ la nuit.
Pourquoi Emirates ne nous a pas logés ici, je vous le demande...
Burj Khalifa
Avec ses 838 mètres au sommet de l'antenne (soit plus de 2 Tours Eiffel et demie ;) la tour commence à jouer dans la même cour qu' ElCapitan
Et les constructions se poursuivent sans relâche !
Après un vol sans histoire jusqu'à Francfort, suivi d'un transfert en urgence (tellement express que j'ai battu ma valise à la course) et un embarquement négocié (on nous suggérait d'attendre encore 5 heures pour le vol suivant...) je retrouvai enfin Françoise à Saint-Ex :)
Bilan des courses: 52 heures porte-à-porte sans la valise... les limites sont une nouvelle fois repoussées !!