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22 décembre 2024

México : le retour 🥳

Après une éreintante et stressante saison d'été, et juste avant de démarrer une intense saison d'hiver (je parle pour Diana, mon contrat avec FBC venant enfin de prendre fin :) quoi de mieux que se ressourcer au Mexique ?

Sous prétexte que des amis s'y mariaient, Diana et moi venons d'y passer un mois complet (le mois de novembre gris et pluvieux tant redouté chez nous - et encore plus au Danemark...)

Au programme : découverte de la Fête des morts, manger des tacos, retrouvailles, manger des tacos, exploration du Yucatán, manger des tacos et un mariage en grande pompe (et manger des tacos... avec un big up pour les tacos au poulet du bord de la route entre Campeche et Calakmul, les meilleurs de toute ma vie !)

Pas d'article extensif cette fois-ci, mais un album photo commenté qui suscitera peut-être quelques interrogations (auxquelles nous serons très heureuses de répondre autour d'un verre ou d'une fondue...)

 

>>> LES MEILLEURES PHOTOS ICI <<<

 


 

De retour chez nous, les jours sont passés plutôt vite. Nous avons même profité des Lumières à Lyon les 7 & 8 décembre (comme quoi, rien n'est vraiment impossible finalement...)

Je dors un peu mieux, j'ai déjà deux sorties ski de rando à mon actif et une fonclette dans le sang grâce aux potos de prépa. J'ai hâte de voir ce que les prochaines semaines me réservent.


❄️Gros bisous🌨️

🎿Joyeux Noël☃️

&

🥂Une excellente année 2025🤗

à tou(te)s !!!

❤️

19 décembre 2023

2023 : le bilan

Non-non, je ne suis (toujours) pas tombée dans un trou. Le jour où je cesserai d'alimenter ce (vieux) blog n'est pas encore arrivé (au grand dam de certains probablement...) 

Voici donc les dernières nouvelles d'une année peu prolifique en matière d'articles et pourtant riche en petits évènements dignes d'être mentionnés...


Les Aravis, le 16 décembre 2023

 

Il faut dire que mon job au Danemark m'occupe les 2/3 du temps. Finie la belle vie au Brésil et la rédaction de mémoires aux heures qui me conviennent ; un mois sur deux, mon réveil sonne à 5 heures et je mange des sandwichs en écoutant parler néerlandais… mais comme gagner des p'tits sous tous les mois est très pratique pour s'offrir des vins chauds aux marchés de Noël, haut les cœurs !

Heureusement, notre tranchée germano-danoise est presque finie. J'ai hâte que le tunnelier prenne le relais pour continuer à plus...

 

1. Profiter des potes (et de la mifa bien sûr) !

La base, n'est-ce pas ? Heureusement, 2023 a été super pour ça ! 

De nouvelles rencontres (certaines attendues - comme des collègues au top ou les locataires nordestins de mon frangin - d'autres plus surprenantes - comme la découverte d'une énorme communauté brésilienne en perdition à Chambéry...) et de supers retrouvailles (à Lyon, Paris, Chambé ou ailleurs) ont ponctué une année pleine de rebondissements :


Anna et moi en pleine discussion dans le jardin de Maminette (juin 2023)

Retrouvailles improbables à Montreuil (juin 2023)

Excellent curry de poisson cambodgien à Eybens (un amok trei revisité tiré du livre de recettes La cuisine en partage)

BBQ sur le rootop familial (il faisait chaud mi-août 2023...)

Au sommet de la Dent de Crolle lors d'une sortie avec Dodo et Typhany, les stars de l'expédition fraîchement rentrée du Népal 5000 mètres au delà des maux (août 2023)


Notre visite VIP venue tout droit de Recife (elle a calé Chambé entre Paris et l'Espagne, deux mois avant de revenir en Europe pour les fêtes de fin d'année ; lorsque je m'attriste de mon bilan carbone, je pense à Dési, et je vais déjà mieux... ^^)

  
Au sommet du Granier (octobre 2023)


Une incroyable fête surprise pour mes 35 ans (mon jour à moi, que j'ai dû partager avec Mimi et sa fille - on ne peut jamais être tranquille en fait…)


Et je vous épargne les classiques restaus (on n'a jamais autant mangé chez nos voisins du Maharadja), sorties ciné (un bravo bonhomme pour La Tresse), Fête de la Musique & week-ends improvisés, marchés de Noël (celui de Chambé, avec son DJ, n'a rien à envier à celui de Copenhague - à part peut-être son saumon), bouchons de Champagne qui sautent pour n'importe quelle raison ("tiens, y a Dési dans mon salon", "j'ai envie de bulles", "c'est bientôt mon anni", "j'ai soif", "c'est mon anni", "et pourquoi pas", "c'était mon anni", "je repars travailler demain", "cette bouteille est apparue dans mon champ de vision", etc.) et les photos non publiées avec :

#milouriccardoluciematthieumaxencenoemieLyon 
#nataliaabouleopascaloucorentinParis #melissadenismarineemmanicocamilatiagoancaclaudiaChambery #lescopinesscouteschezannabelleChelieu #lucymateusadriencarolinahingridleoamandagabifernandaRecife

 

2. Faire de l'alpi !

Après le Cayambe en début d'année, place à la Dent Blanche : mon premier sommet technique & mon premier 4.000 dans les Alpes. Un grand moment avec vue imprenable sur le Cervin !



Il est là, à gauche !

On ne change pas une équipe qui gagne #lesvieuxcramponsdemaminette

Plus de photos sont disponibles >>> ICI <<<

Je recommande mon super guide Jody (bien qu'il soit belge...)

Rêver de la belle Ama Dablam me semble maintenant un chouïa moins saugrenu...


3. Kiter ("kaïté") !

En 2023, j'ai aussi pris le temps de consolider mes bases de kitesurf… dans le Ceará ! Le petit village de Barra Nova fut parfait pour déconnecter. J'y ai rencontré des kiters passionnés et passionnants qui évitent les foules… et une communauté argentine dynamique fan de plage et de soleil.

Et j'ai même vu une éclipse ! (octobre 2023)


4. Explorer (encore et toujours) !

Marseille, la Bavière... et la Scandinavie ! 2023 m'aura permis de redécouvrir Copenhague pendant trois jours grâce à Diana qui avait tout organisé. Un bon plan pour oublier mon tunnel et me concentrer sur ce qui compte vraiment : les restaus et les musées bien accompagnée !


Danish Architecture Center (novembre 2023)



Le fameux saumon du marché de Noël de Kongens Nytorv (novembre 2023)

Balade en bateau, ici face au Diamant Noir (la bibliothèque nationale - pardon, royale !)

Plus de photos >>> ICI <<<

 

Alors, 2023, un bon cru ?

Année riche, dense et compliquée, mais année surmontée !

Reprendre la batterie, faire moins d'insomnies, lire beaucoup plus, écrire pour de vrai, moins psychoter, mieux surfer, faire plus de ski de rando, avoir moins mal au dos, apprendre le parapente, exercer un métier éthique qui a du sens… sont autant d'idées à poursuivre et de projets à réaliser figurant sur mon interminable (et très dynamique) liste perso.

Je me sens aussi prête que Paris l'est pour les JO (interprétez cela comme vous voulez 😁) mais j'ai hâte de continuer en 2024 !!! 


Source

 

♥♥♥ Grosses bises ♥♥♥

 🎉 Et très bonnes fêtes de fin d'année à toutes et tous 🍾

 

À l'année prochaine !

30 août 2019

Kenya - Le safari

Waaaaah, plus de 7 mois sans nouvelles, que le temps passe vite !!!

Bon. Je vais bien. Un peu claquée. Je me remets doucement de ces quelques mois plutôt intenses passés en Afrique de l'Est. Un endroit plutôt sympa soit dit en passant, que Diana et moi avons pris le temps de visiter en avril sous la forme du traditionnel safari !


album complet

Alors, est-ce qu'un safari traditionnel vaut le coup ? C'est cher, touristique et assez classique. Comme la Tour Eiffel et le Machu Picchu. Je dirais que c'est à faire au moins une fois dans sa vie. Surtout si l'occasion se présente. Même moi qui ne suis pas une grande fan d'animaux (de leurs poils surtout), je me suis prise au jeu et ai tout simplement adoré !

Devoir arrêter le véhicule car des éléphants traversent la route, apercevoir un chat sauvage entrain de déguerpir à travers les herbes hautes (un serval probablement) ou encore soutenir le regard d'une girafe étonnée de nous voir passer, sont des moments tout-à-fait improbables qui valent leur pesant de cacahuètes !


Ce que je retiendrai de ces 8 jours à relier les plus grands parcs nationaux kényans ?




(1)
La lumière naturelle du crépuscule, incroyable, puissante, capable de mettre en valeur une friche industrielle plus polluée que Chernoby.


(2)
L'organisation des lionnes: lors de chaque déplacement, elles marchent et se positionnent stratégiquement de façon à pouvoir surveiller constamment chacune un secteur. Elles boivent une par une, pendant que les autres scrutent les 4 points cardinaux afin d'assurer la sécurité du groupe. Elles ont l’œil sur chaque lionceau. Tout ça pendant que Monsieur Le Roi dort.


(3)
Le Masai Mara. Tout le monde en parle, les petites collines vertes, les masais qui sautent, les lions, les gnous, blablabla. Ça n'est PAS surfait. Allez-y. C'est juste ma-gni-fique.


(4)
Au Kenya, il y a des lacs alcalins (au sens littéral, avec un pH élevé), très peu profonds (genre 30 cm, voire 2 mètres grand max) typiques de la vallée du Grand Rift, que les flamands roses adorent. Par exemple, le Lac Nakuru.
Il y a aussi des lacs un peu plus tradis, d'eau douce avec poissons et compagnie, plus profonds, type le Lac Naivasha. Mieux pour voir des hippos et les martins-pêcheurs.
À ne pas confondre, même s'ils sont voisins et tous les deux situés à environ 1.800 mètres d'altitude.


(5)
Safari veut dire voyage en swahili. Et je suis sûre que vous connaissez d'autres mots de cette langue véhiculaire commune à plusieurs pays d'Afrique de l'Est:
simba = lion
rafiki = ami
etc.

(6)
Diana, quelques heures après son arrivée à Nairobi, qui s'étonne de voir autant de "noirs". Avec beaucoup d'innocence et sans une once de racisme. "Je pensais que le Kenya avait une population très mélangée, comme en France !"
Je dirais qu'ils sont mélangés (42 tribus qui cohabitent dans un pays grand comme la France) mais pas sur la même palette...


(7)
Diana toujours, qui fait la causette et partage sa banane avec les singes du Tamarind (l'hôtel où je logeais à Mombasa): "Il y en avait un qui réclamait déjà un autre bout sans avoir avalé le premier, quel mal élevé !"


(8)
Un safari, c'est comme l'équitation. Même si la voiture (ou le cheval) fait tout, ça crève. Et ça salit. Alors pour ne rien vous cacher, nous avons apprécié le confort du tout nouveau et excellent hôtel Mövenpick lors de notre dernière nuit à Nairobi. Un sacré changement par rapport à nos habituelles pensions bon marché, et un accueil luxueux que nos pauvres sacs-à-dos plein de poussière ne sont pas prêts d'oublier.
Une nuit parfaite pour nous remettre de nos émotions (et Diana de sa chute), suivie d'une séance de massages (la conduite était parfois sportive, pour ne pas dire brusque et dangereuse) avant de prendre le train pour Mombasa !

J'ai continué l'album commencé en janvier, alors n'hésitez pas à passer les premiers chapitres, le safari commence après le saut en parachute !




Pour le plaisir, Phil, les élèfs et les hippos :



15 mai 2018

Maratona Di Roma

Enfin !!! 
3 ans après notre coup manqué, et autant de nouvelles tentatives, Diana et moi avons finalement réussi à poser les pieds à Rome !
J'en ai aussi profité pour y courir mon premier marathon, pendant que Diana allait à la messe du Pape.

Conclusion: les 3 jours qui suivirent, j'ai maudit Papa pour avoir signé mon certificat médical, Diana pour m'avoir accompagnée, tout l'équipage de mon bateau pour ne pas m'avoir interdit l'accès à la salle de sport, mes amis mexicains pour ne pas m'avoir laissé m'entraîner pendant 2 semaines, l'arnica que je n'avais pas, et même la SNCF (car si beaucoup de choses iraient mieux sans elle, pourquoi pas mes jambes...)

Ensuite, je me suis juré de ne plus jamais courir de toute ma vie.

Et une semaine plus tard, je regardai quels autres villes ou massifs montagneux me plairaient de découvrir en courant (j'ai même acheté un magasine Nature Trail avant de reprendre l'avion pour le boulot...)


Préparation difficile dans le quartier de Trastevere


Visite au salon, tout sourire



Un dernier regard avant de se jeter dans l'arène


Petit selfie avec le Colisée avant...


... LE grand départ !


Plus que quelques kilomètres à courir/trottiner/marcher/se traîner/errer puis finalement ramper jusqu'à...


... la ligne d'arrivée !


Finisher !


Pour info: ce certificat est FAUX, car je n'ai pas encore 30 ans... non mais !!

01 mai 2018

¡Que viva México!

Tout a commencé par une visite de Marie* à Grenoble, et un anodin verre de vin face à ma carte de voyage. Puis l'étincelle : une destination rêvée commune... suivie d'un créneau commun improbable de 10 jours, enchaînée d'une négociation de la frangine chouchoutée par ses collègues (qui avaient pourtant déjà prévu une semaine de ski sur ces 10 jours-là)... ajoutez-y un concours de circonstances : Diana elle aussi en congé et en grand besoin de se ressourcer, des billets pas chers, les stations de ski bondées… 

Bref. Quelques jours plus tard, ma team mexicaine (collègues et amis de voyage) recevait la nouvelle: « préparez votre canap', on débarque le mois prochain ! » 


Pour ne pas oublier notre frayeur de dernière minute lorsque nous avons réalisé (après avoir acheté les billets bien sûr) que Diana avait besoin d'un visa !!
Un départ sans stress n'est pas un vrai départ en vacances de toute façon.

_____
* Vous la connaissez déjà, je tiens donc à rappeler qu'elle est venue en connaissance de cause, voir nos précédentes aventures ici et .



Les tremblements de terre


Après une longue traversée de l'Atlantique sans histoire (et en A380 !), nous avons été accueillies dans la plus pure tradition locale : heure de pointe, bouchons, pollution, quesadillas… et tremblements de terre (oui oui, au pluriel !)


Lors du premier séisme, nous étions dans un trolley, sur le point de retrouver José, après une belle journée passée dans le centre historique de la ville. Perdue dans mes pensées, je regardais vaguement par la fenêtre lorsque Diana me dit très sérieusement : 

"Écoute, c’est une alerte sismique !"

Hahaha c’est ça, comme à Walibi ? 
Mais en y prêtant plus attention, je remarquai  que le trolley n'avançait plus, et que de plus en plus de monde sortait des bâtiments. En 15 secondes, des milliers de personnes avaient formé une masse compacte au milieu de la rue. Traffic paralysé bien entendu. 

Deux passagers tentent de rassurer : "Restez tranquille, tout va bien se passer" (ce qui est aussi efficace que répondre à Maman au téléphone dans la seconde en commençant par "surtout ne t'inquiète pas...")

Je tape rapidement sismo méxico sur mon portable, Google me renvoie des lettres sur fond rouge : 

Alerta sismica 
Epicentro Pinotepa Nacional, Oaxaca 
Magnitud 7.2 
Llegará a CDMX dentro de 56 segundos
...

Oups. Ça a l'air sérieux. L'omniscience instantanée de Google m'a laissée bouche bée.

Grand silence. Et soudain, une légère secousse. Les panneaux se mettent à danser, les voitures à balancer et les câbles électriques à se prendre pour des cordes à sauter. Quelques cris de panique rompent de temps en temps un silence pesant. 

Enfin, quelques passagers murmurent « ya pasó, ya pasó… » 

Les minutes passent, pendant lesquelles les kiosques ferment et la foule recommence à parler. Et enfin, le message officiel relayé par les 10.000 haut-parleurs de la ville annonce les phrases libératrices : la secousse est passée, pas de gros dégâts ni de victimes, vous pouvez rentrer, vérifiez bien vos maison, et ne restez pas près des grands bâtiments, etc.

Ouf! Environ 20 minutes plus tard, la circulation routière reprenait. Notre trolley en revanche, devait attendre que l’électricité soit rétablie, ce qui prit près d'une heure, beaucoup trop pour ma patience légendaire. Nous sommes donc rentrées à pied, dépassées par notre trolley à mi-chemin évidemment.


Notre deuxième séisme est arrivé en pleine nuit, après une soirée au cours de laquelle une amie française, qui habite maintenant Mexico, nous avait bien briefées : si tu estimes avoir besoin de moins d’une minute trente pour sortir du bâtiment, fonce. Si non, jette-toi sous une table ou n’importe quelle structure qui pourrait un tant soit peu te protéger des objets tombants, et si possible dans une salle d’eau pour avoir de quoi survivre pendant qu’on te cherche sous les décombres (brrr...) L’ironie du sort était de pouvoir mettre en application tous ces conseils à peine quelques heures plus tard ! 

1h30 du matin, l’alerte sonne de nouveau. Je ne l’avais pas entendu évidemment, mais Diana m’a secouée comme un prunier en me disant "Il faut sortir tout de suite !". 

J’ai réagi en bon marin offshore de Mer du Nord : on se calme, on met des vêtements chauds et des chaussures et on ne court pas. En plus, c’est sûrement une réplique du précédent, qui n’avait pas causé de gros dégâts, alors pis de panaque, tout va bien se passer.

Pendant ce temps, Diana avait déjà pris les téléphones et nos passeports, et m’attendait dans le hall en me disant de me dépêcher (une vraie mexicaine super entraînée). Mais lorsque j'enfilai mes chaussures, le bâtiment tremblait déjà… 

Bien que tout-à-fait consciente que si jamais le séisme était vraiment puissant, mieux valait rester dans l'appartement que courir dans la cage d’escalier, nous sommes malgré tout descendues (non sans fermer à clé, paranoïa quand tu nous tiens) au cas où le gardien de l’immeuble vérifierait qui manquait à l'appel.

Et là, c’était juste une grande street-pyjama-party ! J’étais la seule habillée je crois. 

Nous sommes remontées à l'appart après une dizaine de minutes, lorsque les premières familles regagnèrent leur maison. Mais impossible de me rendormir après ça ! Et nous devions nous réveiller à 5 heures du mat’ pour découvrir Teotihuacán, avant de passer la soirée dans le beau quartier d’Ana. Une bonne grosse journée blindée. Mais qui a dit que les vacances étaient faites pour se reposer ?? Je dormirai sur mon bateau.



Alerte sismique au milieu de la nuit et montgolfière au petit matin,
un début de journée comme on n'en fait plus. 


Même si parler de traumatisme est très exagéré, je dois avouer que les jours suivants, chaque bruit suspect (musique, klaxon, sirène...) me faisait penser à une alerte sismique; et chaque fois que je commençais une opération qui allait prendre quelques instants (un truc aussi bête qu'une douche, s'habiller, transvaser de l'eau d'un bidon vers une bouteille ou aller aux toilettes), je m'interrogeais sur quoi faire si l'alarme sonnait à ce moment précis. Aussi ridicule que cela puisse paraître. 

Cette hantise de savoir qu'un séisme peut se déclencher à tout moment est un sentiment vraiment particulier, que j'avais déjà essayé d'imaginer mais n'avais encore jamais ressenti. Mais ce petit aperçu des angoisses quotidiennes que vit cette population traumatisée par des épisodes bien plus graves, n'a pas duré longtemps : cela fait plusieurs semaines que j'ai retrouvé mon sommeil légendaire, ne vous inquiétez donc pas pour moi :)



L’accueil mexicain


…devrait être inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Et ma team mexicaine en serait l'ambassadrice. Voyez plutôt:

En pole position, il y aurait Gabriela, rencontrée en cours de portugais à Olinda l’année dernière; elle m'a interdit de réserver quoi que ce soit à Mexico et nous a mis à disposition son appart sans même y être elle-même.

Mon collègue Christian, avec lequel j'ai travaillé 2 semaines en novembre dernier, nous a invitées dans sa maison, a décalé ses vacances pour être disponible durant notre visite, nous a montré les plus beaux coins de sa région, présentées à son meilleur ami... nous avons passé un séjour inoubliable en sa compagnie !

Ana, une autre amie de mon école de portugais, s’est libérée deux soirs pour nous inviter à manger mexicain, une fois en ville et l'autre fois chez elle. L'idée de survoler Teotihuacán en montgolfière venait d'elle. Elle semble connaître son pays sur le bout des doigts, et m'a écrit une tonne de conseils valant bien le Lonely et le Routard réunis (section $$$ par contre ;)

Mon collègue et ami Iván, bien qu'absent, m'a bombardée de recommandations au point de saturer la mémoire de mon téléphone (certes, j'ai une très petite mémoire).

Mais je pense aussi à tous ces petits commerçants qui nous vendaient leurs petits-déjeuners, jus de fruit ou cartes SIM avec le sourire et sans chercher à nous coller le prix gringo.

Ou ce jeune de l’office de tourisme de Puebla, qui s’est confondu en excuses lorsque nous lui avons parlé d’un restaurant où le service était particulièrement exécrable (notre seule mauvaise expérience).

Et d’une manière plus générale, cette préoccupation constante qu’eut beaucoup de monde à nous demander si le Mexique nous plaisait, si nous avions goûté tel ou tel plat, vu telle ou telle pyramide, où nous nous rendions ensuite, etc. Mais où étaient donc les narcotrafiquants coupeurs de doigts et demandeurs de rançon ???


Lorsqu'Ana nous explique la cuisine mexicaine



Le retour en Amérique Latine


Ce voyage avait une saveur particulière pour Diana, qui retrouvait l'Amérique Hispanophone après plus d'un an d'absence. Si vous aviez vu ses yeux plein d'émotion lorsque nous sortions de l'appartement le matin, et que la rue s'animait ! 
Ici, un ado passant le balais devant une boutique sur le point d'ouvrir; là, deux femmes s'affairant autour d'une presse à tortillas; en face, une fenêtre ouverte d'où sort une musique à plein volume; au coin de la rue, des personnes âgées refaisant le monde sous un arbre qui probablement était déjà là lors des très politisés JO d'été de 68; le tout baigné d'une odeur de barbecue, entrecoupé des cris des vendeurs ambulants interrompus par une voiture plus vieille que moi passant en trombe dans un vacarme assourdissant et dépassant la BMW X5 rutilante arrêtée devant le poste à tortillas...
Rien n'est parfait dans ces scènes matinales. Bien sûr que l'ado devrait probablement étudier, que la vieille Chevrolet ne respecte sûrement pas les normes anti-pollution (la BM non plus d'ailleurs...), que les hommes devraient aussi savoir faire des tortillas, qu'écouter fort sa musique peut déranger les voisins, et que les rues seraient plus agréables si elles étaient propres, calmes et sans odeur... mais cette atmosphère typiquement latine et parfois envoûtante laissait toujours Diana souriante et enjouée : "Eso es mi tierra, eso es America Latina"

Malgré tout, vivre en Europe laisse des traces. Car les moins partantes pour la location de voiture, c'était bien Diana et moi. Je ne jure que par le bus histoire de "faire plus de rencontres et profil bas" et Diana admet que si une chose ne lui manque pas, c'est bien l'insécurité (elle a même posté cette image sur notre groupe Whatsapp pour nous montrer que traverser des états classifiés comme dangereux, genre Morelos - en rouge sang coagulé sur la carte - en voiture de loc avec 3 gringas, ne l'enchantait guère...)




D'un autre côté, Marie et Isa, savoyardes vivant à Paris (aucun rapport probablement, mais sait-on jamais), nous ramenaient à la réalité : nous serions plus indépendantes, nous gagnerions du temps, nous éviterions les aléas des transports en commun locaux, et c'est même plus économique !

Finalement, c'était un super plan de se prendre une voiture pour quelques jours (même si le risque d'infarctus de Marie a dû être multiplié par 10 depuis ce voyage) alors merci les filles d'avoir insisté !


Le Popo vu de l'Izta, découvert lors d'un super road trip entre Amecameca et Puebla




Et maintenant, place aux PHOTOS !!

Le but de ce voyage ayant été plus de s'en mettre plein le bide (Diana n'en pouvait plus des tortillas) (et de faire la tournée des grands ducs avec nos amis) que de s'en mettre plein les yeux, j'ai beaucoup moins pris de photos que d'habitude. Elles sont aussi moins jolies, plus didactiques. À vous de voir !


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04 juin 2016

Anne-Marthe Hydrographe X

Quelques photos de ma mission express au Gabon

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Cap Santa Clara

Si les commentaires n'apparaissent pas, cliquez sur le i en haut à droite de la photo.

Les prochaines devraient prendre une teinte beaucoup plus... British :)

Bon mois de juin à tous !!

29 mai 2016

Cuba

Enfin mes dernières photos !!
Celles-ci auront  - encore ! - une touche latine, et même caraïbe :D

Voici donc quelques anecdotes de Marie-Hélène et Anne-Marthe en Vacances



Dommage qu'Anne-Laure n'ait pu se joindre à nous et qu'Anne-Charlotte ne connaisse pas Vaugelas, ça aurait été top pour signer les cartes postales...

Heureusement, Raphaël s'est ajouté à la dernière minute, ce qui temporisa la redoutable efficacité de Marie, fit passer mon temps d'occupation de la salle-de-bains pour tout-à-fait acceptable, et augmenta le poids moyen de nos bagages de 5 kilos.



Cuba redoutée, et Cuba adorée

Redoutée pour être la proie des tours-operators, la destination balnéaire privilégiée des canadiens en manque de soleil, et le top des ventes des voyages organisés français...

Mais en mettant le cap sac au dos, en basse saison, vers l'Est de l'île (réputée plus difficile d'accès), nous avons réussi à nous extirper du piège touristique et traversé des coins magnifiques et plutôt tranquilles tout en découvrant quelques bribes de la société cubaine, et cela malgré des vacances express (ces actuaires qui ne peuvent prendre que 2 semaines consécutives de congé, pfffff...)



Cuba, pays de contrastes

où deux monnaies sont en circulation (quand en Europe, 19 pays se partagent la même),
où les médecins sont guides touristiques,
où les vieilles américaines ont des moteurs japonais,
où les droits de l'homme sont revendiqués avec force alors que le concept des pieds secs et pieds mouillés stigmatise,
où un mojito coûte moins cher qu'une bouteille d'eau,
...



(1) Il y a la moneda nacional (CUP) pour les cubains, et les pesos convertibles (CUC) pour les touristes:

1 CUC ≈ 25 CUP

Le CUC est indexé sur le dollar américain et vaut donc environ un euro actuellement .

Un système redoutable pour contrôler le peuple et dépouiller les touristes: 
  • Les cubains ayant accès aux CUCs doivent les changer dans un bureau officiel afin d'obtenir les CUPs nécessaires aux dépenses de la vie quotidienne
  • Les touristes paient leur taxi 5 CUCs lorsque les cubains paieront 2 CUPs, cherchez l'erreur


(2) Le salaire moyen d'un médecin vaut moins de 60 euros, alors que les revenus d'un employé ayant accès aux pourboires en CUCs, bien que difficilement calculables, sont largement plus élevés


(3) Les rois de la débrouille pour continuer à faire tourner des véhicules de parfois 80 ans !


(4) " À Cuba, tout le monde a accès aux soins, à l'éducation, à un logement... Aux États-Unis, des gens vivent dans la rue et meurent d'une pneumonie. Vous appelez ça la liberté vous ? "
- Pancho des Mogotes
[un de nos guides, titulaire d'un Master en sciences sociales, nous expliquant le point de vue de l'état cubain]


(5) Si vous ne comprenez pas cette phrase, lisez l'article, et vous verrez que les hommes (migrants) ne sont pas libres et égaux en droits


(6) Aucun problème pour moi !


Mon souvenir +++

Faire les courses. 

Ceux qui me connaissent penseront à une coquille, mais non, il s'agit bien de cela, car faire les courses à Cuba est une véritable chasse au trésor !! 

Des notions d'espagnol sont une condition sine qua non pour arriver au but (ce but pouvant être un bidon d'eau potable ou une carte téléphonique). 

Le procédé est simple: 
1) partir avec une info, au demeurant relativement précise (par exemple "la maison qui fait l'angle, deux pâtés de maison plus loin") en oubliant nos réflexes - très capitalistes - tels que croire que des panneaux publicitaires ou autres devantures nous aideront,
2) prendre le magasin pour une maison abandonnée et poursuivre son chemin, 
3) redemander, 
4) ré-obtenir d'autres informations (différentes bien sûr)
5) se re-perdre, 
6) trouver en chemin un endroit qui vend ce que l'on veut au prix spécial pour peau blanche et yeux bleus (en CUCs évidemment), 
7) leur expliquer avec un bel accent franco-équatorien (peut-être un peu déroutant pour mon interlocuteur, je le conçois) que nous ne sommes pas des vaches à lait, 
8) re-commencer une ou deux fois à partir du 2), 
9) tomber sur une bonne âme qui nous accompagne sur un bout du parcours, 
10) puis qui nous remet entre les mains d'un autre compañero
11) pour enfin tomber sur l'article tant recherché au vrai prix (en général 4 à 20 fois moins cher). 

Bilan des courses: nous sommes de l'autre côté de la ville, et avons mis une heure pour obtenir l'article en question (un vrai trésor donc), tout cela pour finalement économiser 3 euros. 

Mais pour la beauté du sport (et car il n'y a pas de petites économies comme on dit chez nous), c'est grisant !! Car dans ces moments-là, nous perdons notre identité de simple touriste pour celle, tellement plus agréable à mes yeux, de vrai voyageur...


Autre souvenir +++ : la ropa vieja bien sûr !! Encore meilleure avec de l'arroz moro !



Ou encore ce moment magique où j'ai entendu la musique du générique de ma novela argentine de la terrasse de notre hôte à Viñales. J'avais fini par regarder l'épisode avec elle dans son salon (sous les remarques ironiques de Marie, car selon elle 'Quand même, Plus Belle La Vie, c'est tellement mieux!")


Mon souvenir ---

Cet article n'est pas un conte de fées: Cuba est très touristique, et nous restons des CUCs (voire des visas) sur pattes. Pas pire ni mieux qu'ailleurs ! 

Nous avons par exemple payé le prix fort pour un trajet en camion de presque 6 heures (pourtant garanti 3h30), sous la pluie (la bâche prenait l'eau) avec à l'arrivée mon sac (et bien sûr tout ce qu'il contenait) trempé, et comme excuse un rapide sourire moqueur accompagné d'un "Il est juste un peu humide (et de toute façon, peu me chaut)". 

On ne peut pas gagner à tous les coups.



Heureusement qu'avec un petit mojito, les affaires reprennent ;)



Les photos

>>>>> ICI <<<<<


J'ai tenté une nouvelle approche pour mon album: le classement thématique, en chapitres (La Havane, Cuba la Révolutionnaire, l'Équipe, le Café, etc.) au lieu du classique classement chronologique. Dîtes-moi ce que vous en pensez !

Si la légende n'apparaît pas sur la droite, cliquez sur le petit i entouré (pour infos) au dessus de la photo.

À regarder sur fond de reggaeton en sirotant un mojito !



Bonus



ERRATUM
Vidéo de touriste, car tout le monde sait bien qu'il ne faut jamais bouger les bras en plongée, tout est question d'équilibre, blablabla...

05 mai 2014

Philippines

Après 8 semaines de boulot, enfin les VACANCES !!!! Compte-tenu de ma position géographique (une première pour moi dans cette région du monde!), je pensais partir pour un trek au Népal ou surfer les vagues de Bali... c'était sans compter sur mon addiction à l'Équateur (vous voyez une autre raison ?!?!? ;) qui m'a finalement poussée à adopter le plan suivant: terminer mon visa philippin chez Quentin et Mèl (imaginez la honte: passer 2 mois aux Philippines et ne connaître que l'aéroport et cette Mer de Chine Méridionale qui ressemble comme 2 gouttes d'eau - haha, allez-y, riez maintenant... - à la Mer d'Iroise, température mise à part - 28 degrés quand même!) puis partir me reposer aux Antipodes.

Cette petite semaine aux Philippines m'a permis de connaître un peu Manille, profiter du trou où habitent Quentin et Mél, découvrir la (dure) vie des VIE, et de marcher dans les rizières de Batad...



Une ville monstrueuse (la 2ème plus grande où j'ai mis les pieds après New-York), extrêmement polluée, écrasée par une chaleur tropicale, constamment congestionnée (le moindre trajet en taxi prend au minimum 20 minutes, même pour faire 2 km), et malheureusement complètement détruite pendant la 2nde guerre mondiale (du même ordre de grandeur que Varsovie ou Hiroshima!). Il faut donc faire preuve d'imagination pour admirer les belles rues coloniales de la Perle de l'Orient, fondée aux XVIe s. par les Espagnols. En revanche, il en faudra beaucoup moins pour reconnaître les signes du demi-siècle d'occupation américaine qui précéda l'indépendance du pays: panneaux publicitaires immenses, 4x4, centres commerciaux ultra-modernes gigantesques, un Starbuck's tous les 200 mètres... Parcourir Ayala Avenue (qui fut une piste de l'ancien aéroport) vers 9 heures du matin laisse croire au réveil de n'importe quel quartier d'affaires d'une ville américaine, seuls les klaxons des jeepneys (et le fait de se retrouver au milieu d'un terrain vague occupé par des mendiants en parcourant 100 mètres dans une rue transverse) nous rappellent que nous sommes en Asie. Un fait étonnant cependant: la réponse des Philippines à McDonald s'appelle Jollibee, 1ère chaîne de restauration rapide sur le territoire... une petite rebellion? 


Intramuros, une reconstruction de l'ancienne ville coloniale fortifiée fondée par Legazpi.
Un terrain de golf occupe les anciennes douves, normal...

Ça, plus les fortifications, un petit air de Carthagène ?
[FAUX!! ou du moins, plus maintenant...]

Le Pasig vu du Fort Santiago


Coucher de soleil vu du Fort Santiago

Makati

Le 2218 Manansala à Makati (une des municipalités du Grand Manille, centre financier, quartier des ambassades, etc.) en revanche, est un petit havre de paix où la Chartreuse trône sur le frigo; 15 étages plus bas, les transats disposés autour d'une piscine immense (de part sa longueur, et non sa profondeur, les Philippins n'étant pas de grands nageurs - pour une population insulaire, cela peut paraître surprenant...) dominant Hidalgo Drive semblent n'attendre que vous et votre Kobo; le personnel connaît votre prénom ainsi que celui de chacune des personnes qui habitent la tour (un petit millier); et si une envie de Rebloch' vous titille l'estomac, il vous suffira de faire un saut à l'épicerie fine du coin de la rue, "et d'y mettre le prix" (dixit Quentin) pour la satisfaire... mais quelques restaus français à 10 minutes à pied vous accueilleront à bras ouverts si jamais l'envie de cuisiner ne vient pas avec la fringale.

Un peu surfait? Les agressions récurrentes d'expats (plus de la moitié de la population vit avec moins de 2 euros par jour > petit article sur l'économie philippine ici) qui choisissent de vivre un peu plus comme la population philippine moyenne, peuvent convaincre d'opter pour ce mode de vie...


Vues depuis le balcon...



2 jours à Manille et l'oxygène me manquait... à moins que ce fut une feinte de Quentin et Mèl pour avoir 2 jours de tranquillité ? Peu importe, certaines vérités ne sont pas bonnes à dire... en revanche, celle de faire 9 heures de bus de nuit (pour moins de 400 km à la clef) et se retrouver à Banaue, en plein milieu de l'Île de Luçon, frais comme un gardon, et enchaîner avec 6 heures de rando dans une vallée abrupte et sinueuse où une certaine civilisation, il y a 2000 ans, s'est dit "Tiens, si on faisait pousser du riz ici?" vaut peut-être le coup...

C'est un tricycle comme celui-ci qui nous a monté jusqu'au départ du sentier

Petit point de vue sur les rizières de Banaue avant de changer de vallée.
Il est 9 heures du matin, et déjà le soleil tape aussi fort qu'Enguerran sur sa caisse claire...


On pense que le peuple Ifugao aurait les mêmes ancêtres que les bâtisseurs des autres terrasses du Sud de l'Asie. Coupée du monde dans la Cordillère Centrale de Luçon (les villages que nous avons traversé ne sont accessibles qu'à pied) et douée pour la chasse, cette civilisation a su préserver son identité des invasions espagnoles, japonaises et américaines... Notre hôte de Cambulo nous a confié que c'est finalement John Wayne et la télévision qui les a conquis ! :D


Le bœuf et la charrue, au moins, ça passe partout...

Un des villages de Pula

Cambulo, où nous avons passé la nuit.
Cela fait à peine 1 an 1/2 que ce poteau électrique fait écho aux palmiers!

Les moellons remplacent peu à peu le bois des maisons traditionnelles...

... et la tôle ondulée (plus résistante aux pluies) les toits de chaume (qui doivent être refaits tous les 2 ans)

Dernier regard sur Cambulo avant...

... BATAD !!

Franchement, je me demande si l'arrivée sur Batad depuis Cambulo n'est pas toute aussi spectaculaire que celle du Machu Picchu depuis le Chemin de l'Inca... j'espère pouvoir confirmer cela un jour ;)

Et comme le hasard fait bien les choses, fin Avril est la meilleure période de l'année pour  voir les terrasses d'un vert éclatant...

Photos redondantes? Désolée, je ne m'en lasse pas... :D

Pour passer de terrasse en terrasse, les Ifugaos ont construit des marches le long des murs; elles se devinent à peine et n'ont pas bougé d'un poil malgré leurs 2000 ans !

Mais pour faciliter le travail de la population locale, le gouvernement les a doublé par des escaliers en ciment; plus larges et plus régulières, leurs marches ne glissent pas lors des pluies diluviennes...
En prime, je vous présente notre guide Christophe :)


2 heures de marche après Batad et nous rejoignons la route; un orage éclate au moment où nous montons dans le tricycle, qui nous déposera à Banaue 1 heure plus tard (ouïe ouïe ouïe le dos...)